Fraddondi

L’Assemblée nationale vote l’interdiction des puffs.


Le parlement adopte définitivement l’interdiction des « puffs », ces cigarettes électroniques jetables très populaires auprès des ados.

Publication du 13/02/2025.


Après la Belgique, la France interdit à son tour les « puffs ».

Le Parlement a adopté définitivement la loi proscrivant ces cigarettes électroniques jetables parfumées et peu chères, par un dernier vote du Sénat, jeudi 13 février.

 Les puffs bénéficient auprès des adolescents d’une « notoriété croissante », notamment sur les réseaux sociaux qui en donnent une image « positive et valorisante », s’était inquiétée en novembre l’Alliance contre le tabac.

Selon une enquête BVA pour l’Alliance en 2023, 15% des adolescents âgés de 13 à 16 ans ont en effet déjà consommé ces « puffs » et, parmi eux, 47% déclarent avoir commencé leur initiation à la nicotine par ce biais.

L’Assemblée nationale et le Sénat avaient validé l’interdiction il y a un an.

 Mais pour l’officialiser, l’aval de la Commission européenne était nécessaire.

Cette dernière a donné son feu vert en septembre et ajouté une recommandation au texte. 

L’interdiction devait concerner les dispositifs « pré-remplis avec un liquide et ne pouvant être remplis à nouveau, qu’ils disposent ou non d’une batterie rechargeable ». 

C’est ainsi un nouveau texte, incluant cette clause, que le Parlement français vient d’adopter.

La France devient ainsi le deuxième pays européen à interdire la commercialisation des « puffs » sur son territoire.

La Ligue contre le cancer s’est félicitée « d’une avancée majeure ». « Les cigarettes électroniques jetables constituent aujourd’hui de véritables portes d’entrée vers le tabagisme, en particulier chez les plus jeunes en les exposant à d’importants risques de dépendance », a-t-elle estimé, appelant à « aller plus loin en interdisant les nouveaux produits et dérivés de la nicotine »

C’est la grande tendance du moment dans les cours de récrés et sur les réseaux sociaux et elle n’est pas sans danger…

Après les chichas, c’est désormais la “Puff” qui fait un tabac chez les jeunes.

Sources : Grazia.fr Par Pierre-Guillaume Ligdamis – 18 janvier 2022

Après la chicha, c’est désormais la « Puff » qui fait un tabac chez les jeunes.
Mais de quoi s’agit-il ?

Le principe est exactement le même que celui d’une cigarette électronique à la différence que celle-ci est jetable et renferme environ 600 à 300 bouffées au goût sucré.

Vendues entre 8 et 12 euros, elles se déclinent en effet dans une ribambelle de saveurs : bonbon, fruits rouges, menthe, noix de coco… et se présentent sous forme de sticks funs et colorés, qui séduisent les adolescents.

Dans les cours de récré, en soirée, sur les réseaux sociaux (et notamment sur TikTok), il est en vogue depuis quelques mois de s’afficher avec sa puff au bec.

Un engouement auprès d’un public composé majoritairement de mineurs, qui fait tiquer les buralistes mais aussi les professionnels de santé.

« On a commencé à voir que ça touchait beaucoup les mineurs (…) Et c’est là où ça a commencé à nous poser un problème au niveau de l’éthique. C’était très ciblé sur l’aspect récréatif. On n’était plus du tout dans le sevrage tabagique », confient au Parisien, Fairouz Fentous et Reda Amirouche, du Vapostore Paris Rosa Parks.

Le phénomène est tel, qu’on voit même se développer sur Instagram ou Snapchat des business de revente de puffs, pour ceux qui ne parviendraient pas à s’en procurer en magasin.

La puff : pourquoi c’est dangereux ?

Le taux de nicotine de la puff varie de 0 à 1,7% de nicotine, et c’est bien ça qui pose problème.

Bien que ces vapoteuses d’un nouveau genre ne soient pas extrêmement dosées, cela est tout de même suffisant pour commencer à développer une addiction, qui ne sera pas sans répercussions sur la santé.

Comme il s’agit de quelque chose de relativement nouveau, on ne bénéficie pas encore d’assez de recul pour en avoir la certitude, mais plusieurs études suggèrent que les e-liquides seraient finalement presque aussi dangereux pour l’organisme, que peuvent l’être des cigarettes classiques.

« C’est un vrai piège. Très vite ça rend addict à la nicotine (…) Ce n’est pas tant et uniquement la teneur en nicotine, c’est la façon dont on va l’absorber. On est sur un produit sur lequel on va pouvoir tirer très fort très vite » prévient Loïc Josseran, président de l’Alliance Contre le tabac et médecin en santé publique.

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