Le site ArcelorMittal Building Solutions situé 70 rue de la Nouvelle Usine à Onnaing, a organisé une journée placée sous le signe de la prévention, du bien-être et de la responsabilité collective.
Initiée et élaborée par Isabelle Van Renterghem, directrice de l’association RÉGÉNÈRE, cette action s’inscrit dans une démarche globale visant à sensibiliser les collaborateurs aux enjeux de santé et de sécurité, tant dans la sphère professionnelle que personnelle.

| Un lever de rideau percutant avec « La Belle Histoire » |
La journée a débuté de manière originale et impactante grâce à l’intervention de la compagnie théâtrale La Belle Histoire.
À travers des mises en scène dynamiques, les comédiens ont illustré les thématiques clés de la journée, permettant aux collaborateurs de s’identifier aux situations du quotidien.
Cette introduction immersive a permis de poser les bases des échanges et de susciter la réflexion, facilitant ainsi la prise de parole des différents intervenants tout au long de la journée.

Les ateliers ont ensuite permis d’explorer les thématiques suivantes :
➔ La cohésion d’équipe via les compétences psychosociales.
➔ La nutrition.
➔ La prévention des addictions.
➔ La manipulation des extincteurs.
| Zoom sur l’atelier Addictions : Déconstruire les idées reçues |

Parmi les ateliers proposés, celui consacré aux addictions a permis d’apporter des repères clairs et concrets.
1. Définir pour mieux comprendre
L’intervention a débuté par une définition de l’addiction, afin de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à la dépendance.
La notion de drogue a ensuite été précisée, en distinguant les produits licites (alcool, tabac, médicaments) des produits illicites (classification tripartite et Nouveaux Produits de Synthèse), tout en soulignant que la légalité d’une substance ne présage en rien de sa dangerosité pour la santé ou la sécurité au poste.
2. Des classiques aux nouveaux dangers
Les participants ont été sensibilisés aux produits dits “classiques”, avant d’aborder les nouveaux produits de synthèse, souvent méconnus et en constante évolution.
Ces substances, souvent méconnues et extrêmement puissantes, représentent un défi majeur car il ne s’agit pas d’une simple mode passagère mais d’une mutation profonde du marché des drogues :
➔ Mutation technologique (chimie de synthèse et le numérique).
➔ Mutation sanitaire : l’imprévisibilité remplace la connaissance des produits classiques.
➔ Mutation juridique : nos institutions juridiques vont devoir passer d’une logique de liste à une logique de familles de molécules.
Le véritable danger des NPS ne réside pas seulement dans leur toxicité mais aussi et surtout dans leur invisibilité.
Invisibilité pour l’usager qui ne sait pas ce qu’il consomme et invisibilité pour les services de secours qui peinent à identifier la substance en cas d’urgence.
3. Casser les mythes : Il n’y a pas de « drogue douce »
Un point important a été de rappeler une vérité scientifique et sociale : la distinction entre drogues « douces » et « dures » est un leurre. Toute substance modifiant le comportement ou la perception comporte un risque majeur d’accident et de dégradation de la santé.
Cette différenciation laissent surtout supposer que certains produits sont moins dangereux que d’autres alors que la dissociation repose sur la durée de l’effet de la substance psychoactive (plus elle est courte, plus c’est dur de ne pas en reprendre).
4. Des messages forts et sans détour
L’atelier a également permis de mettre en lumière certaines réalités souvent sous-estimées.
L’alcool, la véritable « drogue du viol » : un rappel essentiel sur l’impact de l’alcool dans les comportements prédateurs et la perte de consentement, bien au-delà des substances chimiques souvent médiatisées.
La drogue la plus dangereuse : contrairement aux idées reçues, la drogue la plus dangereuse reste celle que l’on apprécie, car c’est celle dont l’usage peut devenir excessif.
| Une réussite collective |
Cette journée Safety Day a permis de renforcer les connaissances, de déconstruire certaines idées reçues et d’encourager une culture de prévention partagée.
Grâce à des formats variés et interactifs, elle a su mobiliser les participants autour d’un objectif commun : prendre soin de soi et des autres, au travail comme au quotidien car la sécurité